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Amuli amegaz i y-Icerfan neɣ

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Histoire et civilisations des Amazigh(Amezruy) Deg mezruy at n-aru

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Vieux 16/03/2012, 00h16
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Par défaut Tensa tafat ass n 15 meγṛes 1962

Le 15 mars 1962, étaient assassinés :

. Salah OULD AOUDIA
. Robert AYMARD
. Etienne BASSET
. Mouloud FERAOUN
. Ali HAMMOUTENE
. Max MARCHAND


A quelques jours des accords d'Évian. A quelques pas de la Liberté.

Certaines morts ont quelque chose de tragique...

Quand elle, la mort, s’en prend sournoisement au Savoir, nous pouvons en être révoltés et effrayés.

Révoltés, entre autres, parce que nous y croyons, à la force du Savoir. Nous croyons que c’est le seul chemin vers la Liberté, fût-elle une chimère. Mais nous souhaitons tellement fort y croire, que cette force se personnifie. Elle prend un visage humain. Et nous apprenons à l’aimer, à le respecter. Nous nous en nourrissons et espérons, jusque dans notre intimité, que le Savoir sera toujours plus fort que l'obscurantisme.

Effrayés aussi. Ce que nous pensions être universel (la croyance en un monde meilleur induit par l’instruction et le partage du Savoir) s’avère être encore plus chimérique que la Liberté à laquelle nous rêvassions, sous nos oliviers, en gardant notre bétail. Nous nous demandons alors, des deux lequel est plus bétail ? Celui qui paît ou celui qui joue de sa flûte ? La foi dans l’instruction se brise brutalement dès lors qu’elle est clouée à un mur. Elle pourrait former un tableau, mais ça n’est pas son but. Elle forme tout de même un tableau, pas du tout décoratif, au demeurant.

Elle forme un tableau cauchemardesque, où l’on voit six hommes contre un mur. Un tableau (encore) vivant.

Ont-ils fermé les yeux ? Ceux qui ont appuyé sur la gâchette, qu’ont-ils eu le temps de lire dans leurs yeux ? Un réflexe naturel voudrait qu’ils aient fermé les yeux en voyant les armes pointés vers eux.

Mais, les autres, se sont-ils posés des questions sur leurs actes ? Même après ? Responsables d'avoir exécuté les ordres mais coupables de rien ?

S’il en fallait encore, c'est là la preuve que la plume fait peur. Mais, personne ne pourra jamais consoler les familles des défunts... même près d'un demi siècle après. Sinon, que faire, à part entretenir le souvenir des idéaux humanistes qu’ils incarnaient ?

On peut encore se consoler lorsque la vie atteint naturellement son terme. Mais lorsque un homme est condamné à mourir au nom de ses idéaux d'humanisme, de justice sociale, de fraternité et de tout ce qui fait le meilleur de notre Humanité... ??

La bêtise de l’homme a froidement assassiné tout cela, un certain matin de l’an 1962 à El-Biar, sur les hauteurs d’Alger...

Dans Le Fils du pauvre, la dernière phrase est celle-ci :

"- Oui, tu diras là-haut que je n’ai pas peur."

Et bien, ici-bas aussi, nous n’avons plus peur...

Comme disait le poète :
A-tt-ẓrem ig xedem usexṣaṛ ma yaγ amkan di tmusni.

Neẓṛa.
U mazal...


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